A propos

DANIEL PHOTO MARSEILLAN

Merci de passer ici !

Aujourd’hui, tout le monde peut s’adonner à la pratique de la photographie. La majorité n’a jamais connu les origines de ce procédé ni «le bon vieux temps» de l’argentique.
Est-ce un bien, est-ce un mal ?

Les procédés évoluent très vite. Le matériel, les supports et le traitement de l’image donnent des résultats instantanés.
Certains disent que préférer utiliser le film reviendrait à préférer une 2 CV à une voiture moderne rapide (sachant qu’aujourd’hui, même avec une voiture très rapide on doit rouler parfois à trente, voire cinquante à l’heure !!!)
Je ne ferai pas ici l’apologie de l’argentique ou du numérique. Je ne suis pas pour les opposer non plus.
Je pratique indifféremment les deux car plutôt que d’être classé «vintage» ou «branché», je préfère les associer.
Comme j’ai toujours un appareil dans le sac (argentique ou numérique…ou les deux), je développe mes clichés soit en chambre noire, soit en chambre claire.

Les deux me procurent un plaisir différent.

Le film est comme une dame qui ne dévoile ses charmes qu’au dernier moment. Jusque là, le mystère de l’image latente agit.
Le développement du fichier numérique livre tout son contenu, tout de suite, sans préambule. Il n’y a aucune surprise temporelle. C’est beau, mais ça va trop vite.

Alors, il m’arrive souvent de rapprocher les deux procédés. Je développe le film, je le scanne et le travaille en numérique.
On ne peut renier le passé et la preuve se retrouve dans les appareils numériques de dernière génération auxquels les constructeurs donnent un look «vintage» et quelques effets «d’antan» (sténopé, développement croisé, flou, sépia, rétro, etc…)
Dans le même esprit, je continue de trouver bien plus beau un Rolleiflex, un Super Ikonta, un Leica ou un Hasselblad qu’un reflex numérique (j’en possède deux) ou que mon compact expert dont je suis satisfait quand même.
Je pense que les deux procédés sont sur des voies parallèles que je m’amuse parfois à croiser, au gré de mon humeur.
Bien que je maîtrise les deux techniques, Le stockage de masse m’effraie un peu.

La photographie est pour moi une fenêtre de liberté vers un univers plutôt tactile que virtuel.

Tenir en main un film que je viens de développer, obtenu avec un superbe appareil, dont la mécanique fait rêver est déjà une belle satisfaction.

Et chaque fois que l’envie me prend, je retrouve un plaisir certain à renouer avec les origines de la photographie : Le sténopé ! La boucle est ainsi bouclée. (Voir l’onglet : Eloge du sténopé)